Saison 2011-2012 : Le triathlon découverte de la Baule

labaule7

Le format découverte du triathlon de la Baule : une mauvaise prestation en natation qui plombe le reste de la triple épreuve

 

 

labaule1

 

Dimanche, avec Valentin et Arnaud, nous nous sommes rendus sur la côte ligérienne pour participer au triathlon découverte de la Baule. Placé le dimanche matin d’un gros week-end tri-athlétique baulois, ce triple effort ouvert à tous regroupait 1200 inscrits. Au menu : 500 m de natation, 20 km de vélo et 5 km de course à pied.

labaule2

Mon échauffement était quasiment inexistant : trois kilomètres de cyclisme pour gagner le parc à vélo ainsi que quelques mètres de footing. Avec mon dossard 70, j’étais dans le même emplacement que Valentin et Arnaud, espectivement dossards 67 et 68. Le briefing des juges-arbitres était aux alentours de 10 h. Sur place, un constat : à vu d’oeil 95 % étaient vêtus d’une combinaison. Avec Valentin, nous étions dans la tranche restante.

labaule3

Le parcours global à effectuer

 

500 m de natation cauchemardesques

 

Le moment tant redouté pour moi de l’épreuve aquatique était arrivé. Le départ était donné avec quelques minutes de retard sur les prévisions ; et, après 50 m de course en largeur de la plage, se sont présentés les 500 m de natation. Les organisateurs nous ont informés d’une température de l’eau à 19.8°C au moment du briefing. La réalité était toute autre. J’estime que la mer était à 17°C grand maximum. Cela a été également le ressenti de bon nombre d’engagés. Avec 10°C dans l’air, un ciel menaçant, en simple cuissard de cycliste au moment du départ sur la plage, je ne faisais pas le fier sans combinaison dans ces conditions-là.
On avait 200 m à effectuer jusqu’à une première bouée jaune. Cette phase-là face aux vagues était vraiment horrible. Mon rythme de respiration était bien plus élevé que d’habitude avec la fraîcheur de l’eau. Ajouté au rythme des vagues, il m’était impossible de pratiquer une brasse académique. L’idée de faire quelques longueurs en crawl ne m’est même pas venue à l’esprit.
Après contournement de l’obstacle jaune, il nous fallait ensuite passer entre deux nouvelles bouée situées quelques mètres plus loin avant de prendre la direction de la plage. Cette portion était infinissable. J’avais l’impression de faire du sur-place. Beaucoup me doublaient mais j’étais incapable d’élever la cadence. Une fois sur la plage, un petit coup d’œil derrière moi : seule une petite centaine de participants étaient encore à l’eau. Gros coup au moral.

labaule4Au moment de la sortie de l’eau alors que peu de monde était derrière moi à ce moment-là (photo prise par Thierry Sourbier)

 

Transition 1 plutôt bien gérée

 

Après une traversée de la plage pour regagner le parc à vélo, j’avais encore 200-300 mètres de course pied nus à effectuer à l’intérieur de celui-ci pour regagner mon emplacement. Comme je l’imaginais, il ne restait que mon vélo parmi les cinq qui composaient notre box. Valentin et Arnaud étaient déjà partis depuis plus de 3 minutes. J’ai dû retirer le bonnet rose qui nous avait été fourni, substituer lunettes de piscine à lunettes de cyclisme, enfiler mon maillot Saxo Bank avec le porte dossard, chaussettes-chaussures de cyclisme et casque avant d’enfin pouvoir enfourcher le vélo pour l’acte II de ce triple effort. J’ai quitté le parc à vélo à la 872ème place, en 20’34.

20 km de cyclisme de folle remontée

 

labaule6

Sur la partie cyclisme (Maindru photo)

 

A peine mes cales insérées aux pédales automatiques, débutait ma remontée. Il fallait que je me réchauffe rapidement après la natation qui m’avait bien refroidi au sens premier, comme au sens figuré du terme. J’étais bien aidé par le début du tracé vélo était particulièrement roulant avec le vent de dos (ou légèrement de côté). Je voyais donc d’entrée de jeu mon compteur s’affoler bien au-delà des 50 km/h. Sur cette portion, deux à quatre dents en plus sur mon grand plateau ne m’auraient pas dérangé du tout. Je dépassais grappes sur grappes de coureurs. Beaucoup roulaient en groupe. Impossible de tous les décompter. J’étais bien évidemment heureux de voir tout ce monde défiler, mais très frustré d’être obligé de tout faire en solo en doublant comme je le pouvais. De temps en temps, je devais m’arrêter brusquement car des coureurs prenaient toute la largueur de la chaussée. C’était un exercice de style auquel je n’étais pas du tout préparé. J’ai noté aussi trois-quatre virages très dangereux avec le monde, l’humidité et l’étroitesse de la route. Obligé de couper totalement mon effort avant de rapidement relancer pour ne trop perdre de vitesse. Dans cet exercice inédit, je ne m’en sortais pas si mal. Sur mes plus basses allures, j’étais en 28-29 km/h malgré qu’elles soient en vent de face.

J’ai fait une très satisfaisante partie cycliste compte tenu des circonstances de course. Mais, je suis persuadé qu’en sortant de l’eau plus rapidement, j’aurais pu trouver des groupes de cyclistes à mon niveau ; donc prendre des relais et surtout m’abriter dans les roues lorsque le vent était particulièrement présent, et ne pas être gêné par tous ces coureurs que je dépassais. J’ai perdu beaucoup d’énergie à rouler comme cela, toujours en solitaire, et avec beaucoup d’à-coups. Cela n’a pas été sans conséquences pour l’ultime discipline proposée : la course à pied.

 

Transition 2 dans la précipitation

 

Un fois dans le parc à vélo, il me fallait à nouveau doubler. J’étais encore gêné par beaucoup de coureurs qui prenaient tout leur de temps pour faire le tour du parc vélo à la main afin de regagner leur emplacement et se changer. Les 2/3 effectuaient le trajet en marchant, ou en trottinant très lentement. Ensuite, une fois sur l’emplacement 70, j’ai déposé vélo et casque, puis substitué chaussures de cyclismes à runnings. Mais, j’ai ici fait deux grosses erreurs qui m’ont coûté une trentaine de secondes sur la suite. Pressé de repartir, je me suis contenté d’une seule boucle pour lacer mes running, et je n’ai pas resseré mon bracelet-puce qui s’enlevait petit à petit. Après 391 places remontées, ma partie vélo ainsi que cette T2 ont été effectuées en 40’30.Néanmoins, contrairement à la T1 que j’avais plutôt bien négociée, j’estime avoir perdu beaucoup de temps ici : au moins 5′-6′. Cela correspond davantage à ma grosse partie cyclisme effectuée : pas en-dessous les 34-35 km/h en tout cas.

 

5 km de course à pied sur la même lancée

 

labaule7

Sur le final de ce triathlon (photo Marion)

 

Alors que j’ai pour habitude de plutôt bien gérer les transtions vélo-course à pied, hier cela n’avait rien à voir. Dès les premières foulées, je sentais que j’avais fait de trop gros efforts sur la partie cyclisme pour que je fasse un bonne prestation les runnings aux pieds.

A l’issue du premier kilo, j’ai pris la décision de couper complètement mon effort afin de resserrer mon bracelet-puce qui s’enlevait, et relacer ma chaussure droite. J’ai vraiment un soucis avec celle-là. Ce n’est pas la première fois que je rencontre un problème similaire. A croire que je n’ai pas retenu les leçons du cross départemental en janvier, du meeting de Rennes en juin, ou encore du trail du Sillon le mois dernier. Une trentaine de secondes de perdues dans l’affaire.

Après être reparti, j’ai doublé beaucoup de coureurs juste avant le demi-tour matérialisant la mi-parcours. Puis, à l’entame du dernier tiers de course, quelqu’un m’indiquait que je figurais à la 340ème place. A ce moment-là, alors que pourtant l’arrivée était toute proche (1.5 km), impossible d’en remettre une couche pour faire le final à bloc. Les jambes ne suivaient plus. Je me suis donc contenté de garder le même tempo jusqu’à la ligne finale. Finalement, j’arrive 308ème, 20’04 après la T2 (79ème de la course à pied malgré ma troisième transition improvisée), donc après environ 19’30 » d’effort en retraitant mon temps perdu bêtement à ma transition improvisée du début du parcours.

labaule8Mon arrivée (Maindru photo)

 

Bilan : 308ème en 1h21’05

 

En regardant de plus près le classement final, je figure dans les coureurs qui ont le plus remonté au classement en vélo comme en course à pied. De ce fait, je ne peux pas me repprocher grand chose dans ces disciplines. Remonter plus aurait été vraiment délicat. Puis, j’ai vraiment puiser dans mes réserves, notamment sur la partie vélo. D’ailleurs, à l’arrivée, j’éprouvais de grosses douleurs à l’ischio-jambier droit, et au quadriceps gauche.

Valentin et Arnaud, sortis bien avant moi de l’eau, m’ont largement devancé au classement final. 131ème en 1h15’02 pour le premier ; 212ème en 1h17’54 pour le second. Félicitations à eux ! Plus qu’à travailler sérieusement la natation pour moi ! Ou muter intégralement sur duathlon pour les épreuves combinées…
Pour moi, les deux points noirs de ce triathlon sont la partie natation bien évidemment, mais aussi la T2 où j’ai vraiment perdu beaucoup de temps. Il faudra corriger cela à l’avenir.

Enfin, si les triathlons sont surtout favorables aux cyclistes et coureurs à pied car ce sont les épreuves de clôture, j’ai appris que les mauvais nageurs (bien que bons cyclistes-coureurs à pied) n’ont absolument aucune chance de faire un bon classement général, et particulièrement sur un triathlon comme celui de la Baule où le drafting est autorisé à vélo.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *