Saison 2009-2010 : Semi Marathon de Paris

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 Le glacial semi marathon de Paris 2010

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Article paru dans Ouest France peu avant la course

Autour de la course

Nous sommes arrivés samedi veille de course. La nuit a été très courte avec beaucoup de difficultés pour trouver sommeil. Le jour J tant redouté et attendu à la fois était enfin arrivé. A 6h15, mon petit déjeuner était fini. Il ne me restait plus qu’à attendre mes camarades dans la salle à manger de l’hôtel devant sport + ! A 8h20, je quittait l’hôtel pour me diriger vers la bouche de métro de la ligne 1 en direction du Château de Vincennes.

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Les conditions climatiques

Aux -2°C parisiens s’ajoutait un terrible vent glacial pour frigorifier davantage les 27 000 coureurs engagés. Fort heureusement, le soleil était présent. J’ai donc, au vu des conditions climatiques, opté pour enfiler des chaussettes longues, deux paires de gant, un bonnet, un bandeau et un maillot manche longue sous mon maillot du CAC. J’étais ainsi couvert pour déjouer le vent et le froid pendant ces 21.1km.

 dossard

Mon départ

Je me suis placé très tôt dans mon sas préférentiel. A 9h35, j’étais prêt et bien positionné vers la 10ème rangée de coureurs prêts à s’élancer. Devant moi, à quelques mètres seulement, je voyais le speaker qui présentait les coureurs du sas élite, qui comportait par ailleurs de nombreux Kenyans sous le regard attentionné de l’ambassadeur du Kenya en personne du haut de la tribune d’honneur.
Puis, c’était venu le moment tant attendu : le coup de fusil du juge arbitre. Les 21.1km parisiens s’ouvraient à moi. J’ai pris un départ très rapide sans malgré tout m’en rendre compte sur le coup : 7′ au passage au 2ème kilomètre notamment. J’ai mené un train régulier très élevé sur cette première partie du parcours avant tout pour dépasser de nombreux coureurs gênants qui avaient fait exprès de partir en sprint pour tenter d’être photographié en tête de course. Je ne baissais pas l’allure par la suite. 18′ de temps de passage au 5ème kilomètre. J’étais sur les bases d’un 36′ sur 10km à ce moment là de la course au sein même du semi marathon.

Les 10 premiers kilomètres

J’étais en avance de loin sur toutes mes prévisions. J’avais prévu de passer à la Bastille à mon premier passage vers 10h20 (à 10h14 j’y étais) puis vers 10h40 (je passais à 10h36) pour mon second détour par cette place. Au final, j’étais sur le point d’achever ces 10 premiers kilomètres en moins de 37′. Je me suis accordé à ce moment-là un petit arrêt au ravitaillement pour aborder au mieux la seconde partie de course. Je passais ainsi après ma petite pause en 37’09 au temps intermédiaire ! Mon record sur 10km plat est de 37’07. Au sein de la course des foulées nantaises, j’étais passé en 36’20 aux 10 km ; pour ce semi marathon, j’étais à nouveau sur le point de le battre au sein même d’une course. La suite du parcours, comme prévu, s’annonçait très compliquée à négocier avec le retour sur Vincennes face au vent glacial et les quelques faux plats qui bordaient le parcours.

Du 10ème au 17ème kilomètre

Ces kilomètres ont marqué une baisse de ma vitesse. Le parcours se durcissait par la suite avec des faux plats face au vent. J’estime ma vitesse à ce moment là autour de 4′ voire 4’10 par kilomètre. Cela devenait de plus en plus dur. Ma foulée perdait en efficacité au fur et à mesure de l’avancée de la course. Je me suis arrêté sur place au poste de ravitaillement du 15ème kilomètre pour m’alimenter. Ce premier arrêt marquait le début du long calvaire qui allait suivre à partir du 17ème kilomètre.

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Du 17ème kilomètre à l’arrivée

Ma tête tournait de plus en plus. Mes jambes étaient de plus en plus lourdes. Par instants également, je voyais tout en flou avec mes lentilles sans en percevoir la véritable raison (problème de lentilles, larmes, début de malaise). Mon souffle était toujours bien régulier néanmoins. Une chose est sure, j’étais en sur régime à ce moment là. Un fait a sans doute joué en ma défaveur avant la course. En effet, juste avant le départ, je me suis rendu compte que j’avais perdu le tube de gel que j’avais glissé dans mon cuissard, surement en me changeant avant la course. J’y comptais pour ces fameux derniers kilomètres de semi qui marquent souvent mon effondrement littéral, et ainsi bénéficier d’un effet coup de fouet. Il fallait faire avec alors j’ai décidé de m’arrêter complètement au ravitaillement du 18ème kilomètre. Je ne pouvais faire autrement. Ensuite, il restait 3.1 terribles kilomètres : mes plus longs en compétition jamais couru depuis le semi Orvault l’année passée sans doute. Je me suis arrêté une autre fois au 20ème kilomètre. C’était mon 4ème arrêt (en comptant mon bref arrêt à l’entame du 10ème kilomètre). Il me fallait reprendre mes esprits. Un athlète de couleur très sympathique avec lequel j’avais fait course commune pendant plusieurs kilomètres restait volontairement à mon allure en me poussant à boucler cette fin de parcours. Je n’arrivais même pas à suivre son rythme. J’étais sur du 5′ par kilomètre à ce moment là… alors que je voltigeais à 3’30/km en début de parcours. J’ai fini la course au mental en donnant tout ce que j’avais en moi pour achever ces infinissables derniers mètres.

Résultat

Je finis 470ème au général avec un temps de 1h24’49 qui m’est attribué. Très très satisfaisant. Je pulvérise (on peut le dire) mon premier temps sur semi réalisé l’année passée (1h32), le tout malgré ma rocambolesque fin de parcours très dure. Si je n’avais pas eu ce passage à vide, j’aurais surement aisément été sous les 1h20 et de loin.
Bilan toutefois fort positif. Le bonus de cette course réside dans mon classement par catégorie.
En effet, car cette année 2010, je peux me dire meilleur junior du semi marathon de Paris !

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Article paru dans Ouest France (ci-dessus) et Jogging International (ci-dessous) après la course

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Mes acolytes coureurs

Aurélien : 1h29’10 (1 226ème au général) ;
Valentin: 1h30’48 (1 503ème au général)
Bertrand : 1h40’47 (6 652ème au général) ;
Tom : 1h53’15 (10 099ème au général)

Les célébrités

A noter que Laurent Jalabert était de la partie sur ce semi de Paris encore une fois cette année. Il a fini 60ème avec un super temps de 1h16 (soit 3′ de mieux que l’année passée).

Anecdotes de course

– Au passage aux 5km, je suis seulement 18 secondes derrière un certain … Laurent Jalabert qui avait également un dossard préférentiel donc parti en même temps que moi. Il m’était donc en ligne de mire. Il a, par la suite, réussi à maintenir cette cadence folle contrairement à moi qui ai craqué sur la fin.
– A l’issue des mes 10 premiers kilomètres menés tambours battants, je figurais à hauteur de la 190ème place.
– Les organisateurs ont cette année fait figurer les prénoms de tous les coureurs sur leur dossard respectif. Je trouve cette initiative fort satisfaisante.
– Au ravitaillement du 15ème kilomètre, j’ai eu le droit à des « Aller Carquefou » très sympathiques venant des bénévoles qui ont reconnu mon maillot. Comme quoi, la notoriété de la ville rendue par le foot et la coupe de France existe toujours même deux ans après !

Critiques

Je tiens également à rajouter deux critiques.
Tout d’abord, j’étais très déçu d’apprendre que je n’allais pas être récompensé malgré ma première place junior. Seuls les trois premiers masculins et féminins du général avaient le privilège de monter sur le podium. Ensuite, l’organisation met en place les podiums alors même que la majorité des coureurs sont encore sur le parcours. Je ne trouve pas cette attitude très « sport ».
Enfin, je trouve scandaleux, en cette période où dans certains coins de la planète beaucoup manquent d’eau potable, que l’organisation ait mobilisé des milliers de bouteilles de 50/75 cL aux ravitaillements. Un simple verre en plastique aurait amplement suffi et il n’y aurait pas eu tant de gâchis sur la chaussée.

L’avenir

Après ce très beau week-end passé dans la capital, l’avenir pour moi se tourne … à nouveau vers la région parisienne ! Je souhaite réaliser les minimas junior de 10km pour accéder au prestigieux championnat de France qui se déroulera le 3ème week-end du mois d’avril du côté de Vitry sur Seine. Pour cela, il me faudra réaliser moins de 37 minutes sur ma distance favorite qu’est le 10 km sur route à l’occasion du 10 km de Saint Sébastien début avril. D’ici là, ça sera du repos avant tout pour moi et sans doute une croix sur les Carquefoulées dans 3 semaines au vu de mon état de fatigue actuel.

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