Saison 2018 – Le chemin vers le Tampere Marathon 2018 et son accomplissement 

Le chemin vers le Tampere Marathon 2018 et son accomplissement 

 

Souhaitant à la fois m’attaquer à nouveau à la distance mythique et avoir l’occasion de rejoindre mon camarade Vål Chåp parcourant à vélo le grand Nord (lien vers son blog ici), je me suis décidé à prendre part à ce marathon finlandais début mai 2018. Le marathon étant prévu pour fin août, cela me laissait quasiment quatre mois pour me remettre pleinement dans la course à pied.

Ma préparation s’est décomposée en 3 grandes phases :

  • une première phase de reprise des séances de fractionné qui s’est conclue par ma participation au 10 km des Moutiers en Retz fin juin ;
  • une deuxième phase d’allongement progressif des séances avec plusieurs séances au seuil qui s’est conclue par ma participation au semi marathon de Longeville sur Mer fin juillet ;
  • et une troisième phase axée spécifiquement sur la préparation au marathon et la récupération avant la course.

Le 10 km des Moutiers en Retz

 

Je me suis inscrit à cette course dans le but de me tester après un mois et demi de reprise intensive des entraînements. Au départ je pensais être en mesure de parvenir à boucler la distance aux alentours de 37′-37’30 » n’ayant procédé à aucune séance spécifique 10 kilomètres. Finalement la course s’est déroulée mieux que prévue car j’y ai établi mon deuxième meilleur chrono sur 10 km avec un temps de 36’51 le tout sur un parcours loin d’être des plus roulants et en ayant couru toujours tout seul.

Première étape très encourageante !

Le parcours de la course : une boucle d’un peu plus de 3 kilomètres à effectuer 3 fois

 

En plein effort à mi course (photo de l’organisation)


Analyse de ma course via Strava -> On peut y constater deux choses intéressantes : globalement une relative régularité et, en regardant de façon plus précise, mes kilomètres les plus lents ont été rencontrés à la fin de chacune des boucles (tous les 3,5 km – lieu de la principale petite difficulté de ce parcours)

 


Le top 10 du classement général

 

Le semi marathon de Longeville sur Mer 

 

N’étant pas particulièrement adepte des semi-marathons pré-marathon, je n’avais initialement pas prévu de prendre part à cette course. Je me suis néanmoins inscrit afin de re-découvrir cette distance que j’avais laissée de côté depuis près de 8 ans et le semi-marathon de Rouen 2010.

La particularité de cette épreuve est qu’il s’agissait du support du championnat régional de semi-marathon. Toutefois, du fait de la date (fin juillet), cela n’a pas eu d’impact sur le niveau global des participants.
La course s’est bien déroulée pour moi jusqu’au 15ème kilomètre où j’ai ressenti les effets de la chaleur. La fin de la course a été compliquée à gérer. J’ai dû m’arrêter complètement à deux ravitaillements distincts pour me réhydrater et limiter les dégâts dans le final.

Malgré tout je finis la course en 1h24’19, ce qui devient mon nouveau record sur la distance. Il est par ailleurs celui où j’estime avoir le plus de marge de progression au moment où j’écris cet article.

Il s’agissait d’une course en ligne entre le centre-ville de Longeville sur Mer et la côte en passant par Saint Vincent sur Jard 

Analyse de ma course via Strava -> Premier kilomètre un peu rapide mais cela a vite été corrigé ; par contre la fin de course a été un peu compliquée avec la chaleur.

 

Une 16ème place au classement général et 5ème senior masculin au championnat régional (anecdotique)


Après Orvault 2009, Paris 2010 et Rouen 2010, me voilà finisher d’un 4ème semi-marathon

 

 

Bilan de ma préparation et objectif fixé 

 

Par rapport au plan d’entraînement initialement prévu début mai, 90% des séances ont pu être réalisées malgré les potentielles contraintes liées au travail, à la météo ou aux vacances.

En chiffres, cela a donné depuis début mai :
– 62h35′ de temps de course à pied ;
– 801 km parcourus ;
– seulement 8 km sous la pluie ;
– une température moyenne pondérée de 21°C (s’étalant de 11 à 30°C) ;
– 15 séances de body art ;
– l’heure moyenne pondérée de mes séances s’établit à 13h05, la médiane est 12h30 avec des séances qui se sont étalées de 7h15 à minuit 30 ;
– 16 lieux d’entraînement différents (dont 182 km effectués à Machecoul)

Je pense qu’on peut parler d’une préparation réussie pour cet objectif.

A compter de mai, la reprise a été intensive mais progressive pour arriver prêt le jour J fin août à Tampere (source : Garmin Connect)

 

Ma carte d’activités Strava depuis mai 2018. Lors de cette préparation, j’ai eu l’occasion de courir dans divers lieux (Deauville, Paris, Pornichet, Bourgneuf en Retz, Machecoul, Carquefou, Nantes, Saint Philbert de Grand Lieu, Longeville sur Mer). 

 

Le Tampere Maraton 2018

L’organisation nous a concocté 4 boucles de 10,5 km. Pour moi cela a été une découverte (les marathons de Paris, Barcelone, Tours, Luxembourg s’étant déroulés sur une seule boucle). La boucle choisie n’était pas aussi urbaine qu’on aurait pu le penser initialement ; elle était essentiellement incluse dans les parcs vallonnés du Sud de la ville (le Viinikanlahdenpuisto et le Hatanpää Park Arboretum).

Dès le départ, j’ai vite vu mes ambitions de podiums s’éloigner. Au bout de 500 mètres alors que ma montre s’affolait en m’indiquant 17 km/h, un groupe de 7-8 coureurs m’a laissé loin derrière.

Par la suite, la plupart du temps, j’ai du courir seul en rattrapant les coureurs de devant qui encaissaient le départ rapide.

Les boucles s’enchaînaient avec les stands de ravitallement tous les 3-4 kilomètres. A l’approche du stade, à chaque boucle, j’étais tenu au courant des écarts intermédiaires par Vål Chåp Prod.

Par la suite, malheureusement pour moi, ce parcours assez exigeant m’a joué des tours sur le final. Pour la 3ème fois en 5 tentatives, et ce malgré ma bonne préparation, j’ai rencontré le « mur » du 30ème. Une fois dans le « mur », évidemment l’objectif a totalement changé. D’ambitions de podiums (ou top 5) vers le 25ème kilomètre, il s’agissait avant tout de rallier l’arrivée sans abandonner.

Comme le montre le graphique d’analyse d’allure de Strava ci-dessous, ma course a été plutôt très régulière jusqu’au 30ème kilomètre. Comment donc expliquer cette petite contre-performance ? Elle s’explique je pense par un manque d’hydratation suffisante d’une part mais également par le parcours très exigeant de ce marathon. M’en rendant compte lors de la première boucle, il aurait sûrement été plus prudent de revoir mes ambitions à la baisse et lever le pied à ce moment-là.

Néanmoins, je suis très content d’être parvenu à rallier l’arrivée avec un temps qui reste très correct … et d’être devenu quintuple marathonien ! Par ailleurs le principal objectif de cette course était de me donner l’occasion de revenir à un bon niveau en course à pied ; cela a été atteint et j’en suis très content.

Au menu de ce marathon 4 boucles de 10,5 kilomètres se concluant par un tour de piste dans le Ratina Stadium (le principal stade de foot de la ville). A noter qu’il ne s’agissait pas d’un parcours urbain, la majorité du tracé étant dans les parcs vallonnés du Sud de la ville.

Avant le départ (source photo : Vål Chåp Prod)

 

 (source photo : Vål Chåp Prod)

 

L’arrivée sur le stade au terme de la dernière boucle (source photo : Vål Chåp Prod)

 

Comme en témoigne le graphe d’analyse d’allure de Strava, j’ai rencontré une nouvelle fois le mur sur ce marathon.

 

Le top 10 du classement général. A relativiser compte tenu du niveau assez faible de cette course.

 

Ma 5ème médaille de finisher d’un marathon

 

Footing de récupération le lundi suivant à Helsinki. 48 heures après la course, j’avais déjà bien récupéré.

 

La suite ?
Je suis inscrit pour la première édition des Foulées des Géants (course de 11 km organisée en nocturne dans le parc du Puy du Fou). La semaine qui suivra, je serai également présent sur ce qui est devenue ma course annuelle incontournable : les foulées du tram. Ensuite, je m’orienterai vers une longue période de coupure qui se composera uniquement d’un footing hebdomadaire (au mieux). Du fait de mes contraintes professionnelles, mes saisons de course à pied à l’avenir ressembleront certainement au format mai-début octobre que j’ai pu expérimenter cette année. Affaire à suivre !