Saison 2010-2011 : Semi marathon de Rouen

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Le semi marathon de Rouen 2010

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L’avant-course

J’étais sur place à 13h. La circulation n’était pas encore bloquée et peu de monde affluait encore vers l’endroit du départ de la course. Après un repérage des lieux, j’ai commencé mon échauffement. Il était composé de 20 minutes de footing avec accélérations progressives, et se terminait par 5 minutes d’étirement. Le départ approchait et la foule venait en nombre. Je me suis alors placé dans le sas de départ très tôt vers 14h (30 min avant le départ) pour ainsi m’assurer une bonne place au départ. Cela me rappelle les foulées nantaises ou le semi de Paris dans lesquelles on est obligé de cesser son échauffement très tôt sous peine de se retrouver mal placé sur la ligne de départ. Le temps passait lentement. Il restait encore un quart d’heure d’attente qui était occupé par un long discours de la maire de Rouen. Cela me faisait penser également aux foulées nantaises 2010 où Jean-Marc Ayrault nous avait livré une prestation similaire. Pendant ce temps, tout l’enclos qui nous était réservé s’était garni. J’étais vers la 5ème rangée de coureurs à s’élancer. Juste devant moi, je distinguais un coureur Africain très grand et élancé. Il avait le dossard numéro 2. Sans le savoir encore, j’avais alors à mes côtés le futur vainqueur de la course : le Burundais Richard Musagirije.
La course allait partir en même temps que la boucle rouennaise. Les participants de cette dernière étaient différenciés des semi-marathoniens seulement par un coloris de dossard différent (bleu pour le 11.4 km et rouge pour le 21.1 km).

 

Le parcours

 

14h30. Le départ était enfin donné. Après les 21.1 km orvaltais 2009 et parisiens 2010, face à moi s’ouvraient les deux boucles de ce format 2010 en plein coeur de Rouen de part et d’autre de la Seine avec 4 traversées du pont Boieldieu.
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Début de course (les deux premiers kilomètres)

J’ai pris un départ assez rapide sur les premiers mètres comme au semi de Paris, à la différence près que peut avaient opté pour cette option à Rouen. Je me retrouvais donc l’air de rien … à la hauteur de la 5ème place de la course au bout du boulevard de Verdun (après 500 m de course). Je passais en 6’50 au 2ème kilomètre soit 10 secondes de moins qu’à Paris à cet endroit de la course.

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Du 2ème kilomètre à la mi-parcours

 

Après ce kilométrage, contrairement à Paris où j’avais maintenu la cadence, j’ai choisi de sérieusement baisser l’allure. Il était hors de question de me griller si tôt. Je laissais alors filer les coureurs qui m’entouraient. C’était plus sage d’agir ainsi que de m’accrocher à leur foulée. Je passais le 8ème kilomètre en près de 29 minutes en pensant à ce moment-là que j’étais parfaitement dans mes prévisions de course. En effet, auparavant, j’avais prévu d’être au 8ème kilomètre à la demie-heure de course, soit exactement à l’heure où les 7000 participants des foulées du tram 2010 s’élançaient du côté de Nantes.
J’étais en 38’30 au temps de passage du 10ème kilomètre … soit près d’1’30 moins vite que dans la capitale. C’était parfait comme allure pour ne pas craquer vers la fin du parcours tout en espérant viser un très bon chrono final. Je figurais alors dans les 30 premiers de la course.

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L’impact des conditions climatiques

J’étais en Normandie, en plein mois d’octobre alors qu’il n’avait fait que de pleuvoir là-bas (et dans toute le quart Nord-Ouest de la France) la quinzaine précédente. Pourtant, aussi incroyable que cela puisse le paraître, il faisait un véritable temps estival : pas un seul nuage dans le ciel, un soleil de plomb et un vent quasi nul. J’estimais la température en ce milieu d’après-midi à minimum 25°C. Cela m’a beaucoup affecté. En plus de m’arrêter à tous les postes de ravitaillement (5ème, 10ème, 15ème et 20ème km), je m’arrêtais au « coin éponge » qui nous était proposé à la première traversée du pont Boieldieu (7ème km). Compte tenu de ces conditions dantesques, battre un record devenait très compliqué à réaliser. Je m’en suis aperçu très clairement dans la deuxième partie de la course.

 

Le début de la deuxième moitié de course

Je franchissais le 15ème kilomètre en 58’30. C’était encore bien en soi mais je devenais très inquiet quant à mes chances de faire un bon chrono car ma foulée devenait plus heurtée, de moins en moins efficace et nul doute que j’avais dû perdre un bon kilomètre heure sur ma vitesse de croisière entre le 10ème et ce 15ème kilomètre. Pour battre mon record, il me fallait maintenir cette cadence les 6.1 km restants. Malheureusement, cela n’allait pas être dans mes cordes.

 

Les 6.1 kilomètres les plus longs de ma carrière d’athlète

En tout, je me suis complètement arrêté sur la chaussée cinq fois. Je n’en pouvais plus de la chaleur et du soleil dominant dans le ciel. J’étais complètement déshydraté malgré mes arrêts à tous les postes de ravitaillement. Ma tête tournait. Pour anecdote, je me souviens m’être cogné contre la rambarde d’un tunnel qu’on avait franchi. C’était pire encore que les derniers kilomètres de Paris comme quoi la chaleur est bien l’ennemi numéro 1 des coureurs de longues distances. Je ne comptais plus le temps que je perdais sur mon objectif chronométrique. L’essentiel n’était plus là. Il me fallait rallier l’arrivée avant tout et repousser le plus loin possible cette idée d’abandonner qui naissait en moi. C’était une phase de souffrance interminable.

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Résultat

Je finis 125ème de la course et 2ème meilleur junior avec un temps de 1h29’34. J’ai donc réussi malgré tout à m’assurer un temps sous l’heure trente de course. Ma place au classement par catégorie me permet par ailleurs de monter sur le podium et d’être récompensé par l’organisation. A ce sujet, j’ai eu le droit à un « C’est où ça, Carquefou ? » de la part d’un des officiels qui m’a récompensé.

Anecdotes des premiers

Le deuxième de la course, à savoir le Burundais Emmanuel Nduwayo n’était autre que le vainqueur de mon premier semi marathon : celui Orvault 2009. Quant au troisième, Rachid Chekhemani (ancien international français), il était présent au meeting du CAC de juin dernier sur la course phare du 5 000 m qu’il avait fini à la 18ème place.

Analyse

Je franchis le premier passage sur la ligne à hauteur du 9ème de la boucle rouennaise qui n’a fini qu’à une petite trentaine de secondes du podium général. L’effet néfaste des conditions climatiques s’est manifesté vers la fin du parcours. Aurais-je dû plutôt prendre part à cette inédite épreuve secondaire au semi qui nous était proposée cette année ? A méditer. Je pense néanmoins avoir fait le bon choix en m’alignant sur le semi marathon car il est de très loin celui que j’ai le plus aimer parcourir avec notamment une très bonne organisation de course qui a de quoi faire rêver ASO Paris. Quant à ma performance, elle est à recontextualiser car il était très délicat de réaliser une belle prestation chronométrique au vu des conditions climatiques. Je suis avant tout très content d’avoir réussi à finir cette course.

 

Ambiance autour de la course

Une ambiance digne des plus grandes courses. Une véritable marée humaine nous attendait à nos 4 passages sur le pont Boieldieu, au départ et à l’arrivée principalement. Il est aussi à signaler qu’il n’y avait aucun endroit vide de spectateurs. Du jamais vu pour moi encore. J’ai adoré.

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Voici un petit reportage sur le dernier semi marathon de Rouen. Faites bien attention au coureur à la 42ème seconde de la vidéo qui a vraiment tout fait pour partir parmi les premiers et ne pas perdre de temps dans la foule sur les premiers mètres…

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