Saison 2009-2010 : Les foulées du tram

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Les foulées du tram 2009

 

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C’était mon premier objectif de la saison. J’espérais y faire un 16 km/h de moyenne donc courir en 53′ à peu près à la base. La dernière semaine, cependant, après la lecture de nombreux articles dans la presse régionale, je me suis montré un peu plus prudent. En effet, j’avais un peu sous-estimé le parcours très rude en prévoyant cet objectif. Je me suis alors dit que faire cette course en moins de 55′ serait déjà très bien.
Les 3 dernières semaines, je me suis entraîné respectivement dans l’ordre, 6, 6 et 5 fois pour chaque semaine. Et c’est sans aucune fatigue que j’ai pris le départ de cette édition 2009 des foulées nantaise – course la plus populaire de la région.

Je suis arrivé sur place 45 minutes avant la course. La foule était au rendez-vous. Le temps était, quant à lui, lourd. Par chance, la pluie du matin s’était arrêtée en début d’après-midi. Il faisait assez frais. Bref, le temps était idéal.

On s’est échauffé 20 minutes avant de se rendre compte qu’il y avait urgence… En effet, à 20 minutes du départ, déjà plein de monde était prêt à s’élancer. La queue des participants prêts s’étalait sur au moins 200 mètres. On n’en revenait pas. On a donc dû cesser notre mise en jambe sans faire aucune accélération avant de … sauter par dessus une barrière pour se placer parmi les 100 premiers. Ensuite, une longue attente… Pendant ce temps, j’essayais de grappiller des places petit à petit dans la foule. Le départ a été retardé de 8 minutes. L’impatience des concurrent régnait de plus en plus et … pendant ce temps je continuais à me faufiler. Au coup de fusil du starter (Jean-Marc Ayrault – maire de Nantes pour l’occasion), j’étais pour dire parmi les 50 premiers !

Les 200 premiers mètres étaient terribles. Entre coups de coude par ci par là et bousculades, il fallait jouer de tous les moyens pour se frayer un passage entre tous ces « coureurs du dimanche » qui s’étaient mis parmi les premiers et gênaient tout le monde car ils n’avançaient pas.
J’ai fait le premier kilo en un peu moins de 3’20. La machine était en marche. Je n’avais même pas remarqué sur le coup que j’étais parti à cette allure là.
La course avançait petit à petit. Les jambes étaient toujours au rendez-vous. Et la bonne nouvelle était que je ne ralentissais pas la cadence. Je suis passé au 5ème kilomètre en 18 minutes (16.7 km/h). Ensuite, j’ai du faire face au « Mont Ventoux nantais » : la butte Saint-Anne ! Une terrible ascension à 12 % de dénivelé sur au moins 300 mètres suivie d’un très long faux-plat montant. Mes exercices de renforcement musculaire de chaise payaient. J’en profitais même pour glisser quelques accélérations par à coups pour doubler quelques concurrents. J’ai dû la faire en presque 16 km/h. J’étais vraiment en forme dans cette montée.
Ensuite, une autre partie de la course arriva : la direction des Dervallières. C’était la partie la plus ennuyante du tracé. Peu de monde se trouvait aux bords des routes alors. Néanmoins, je continuais mon petit bonhomme de chemin. Puis, une info incroyable arriva : le kilomètre 10 … que ai passé en 36’20 ! Ce qui est mon record sur la distance (non validé comme c’était un 14 km cependant). Mais, apprendre que malgré ce terrible parcours, j’avais presque améliorer ma meilleure performance sur 10 km de près d’une minute (et être réussi enfin à passer sous ces minimas juniors de 10 km) m’a fait beaucoup de bien au moral.
Les derniers kilomètres furent les meilleurs à l’approche du fameux Cour des 50 Otages. La foule était à son comble. On se serait presque cru sur une arrivée d’une étape du Tour de France !

Je boucle la course en 52’15 à la 56ème place (sur près de 6 700 engagés). J’accomplis ainsi pleinement mon but initial. J’arrive à me classer 6 places derrière Xavier Gauduchon et 12 places derrière Mickael Rince (réputés pour enchaîner les 10 km sous 35 minutes).
Mon seul petit pincement au cœur est que je ne finis que 4ème junior (sur près de 70 engagés cependant). La nouvelle formule qui veut que les changements de catégorie n’opèrent qu’en janvier m’a joué un mauvais tour.

En effet, les trois coureurs me précédant sont nés en 90 donc devaient initialement passer espoir. Malgré cela, il y a une très bonne nouvelle. Le premier junior me mettaient 4 minutes sur 10 km l’année dernière. Il ne m’en a mis que 2 sur 14 km cette année. Et je n’étais qu’à une petite minute des deux suivants alors qu’ils étaient réputés largement plus forts que moi la saison précédente. Et au classement, on peut constater que le niveau chez les juniors était plus élevé que celui chez les espoirs. Avec mon temps, j’aurais en effet fini 3ème espoir.

Tout cela est de très bon augure pour la suite de la saison ! Je me demande même si mon objectif au semi marathon de Paris ne sera pas revu un peu à la hausse pour tenter pourquoi pas … les minimas junior de semi (1h21).
Je verrai bien en fonction de ma forme quand ce moment-là arrivera !

Prochain objectif : sans doute les foulées vertaviennes dans 3 semaines (avec pourquoi pas un objectif top 15…) !

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