Saison 2009-2010 : Les Carquefoulées

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Les Carquefoulées 2010

 

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Cette année, fini le parcours autour du château de Maubreuil : un nouveau parcours censé être plus « facile » était au menu.
4 boucles étaient au menu : trois grandes boucles de 3100 mètres et une petite boucle finale de 250m. Le parcours était très compliqué avec beaucoup passages boueux (la plupart du tracé n’était pas sur du bitume pour dire), des endroits très venteux et surtout, contrairement à l’année dernière, beaucoup de relances tel un véritable parcours corridesque.

La course a été assez mouvementée pour ma part. J’y distingue assez nettement trois phases.

Tout d’abord, le départ : à ma grande surprise il a été assez lent. Je m’attendais à un départ sur un rythme assez élevé comme de coutume sur 10km. Finalement, j’ai été assez surpris de constater que j’étais en 3’30 à l’issue du premier kilomètre alors que j’étais à ce moment-là en 3ème position. J’étais alors esseulé entre deux groupes. Deux coureurs avaient pris la tête et détenaient une dizaine de mètres d’avance sur moi. J’ai jugé préférable d’attendre le gros groupe de 6 coureurs qui était derrière moi à quelques secondes. Aux devants de celui-ci, s’y trouvait notamment Jean-Louis du CAC qui menait un train très régulier et soutenu. Je me suis ensuite accroché à lui lors de la première grande boucle. Les autres coureurs du groupe avaient perdu du terrain. On était alors respectivement 3ème et 4ème.

Ensuite, j’ai du faire face à une phrase très dure à négocier du 4ème au 7ème kilomètre. Auparavant, je m’étais laissé distancer par Jean-Louis ne tenant plus sa cadence pourtant pas si rapide que cela mais vraiment très régulière et à tout endroit du parcours. Il filait tout droit vers les meilleurs partis plus tôt en tête et qui commençaient à accuser le coup (il finira d’ailleurs 2ème du général à l’arrivée). Ensuite, plusieurs coureurs m’ont dépassé. Le moral était en berne. Je n’avais même pas l’impression de me forcer. Je n’avais tout simplement plus les jambes et me contentais de passer les kilomètres en 4′. A l’issue de cette phrase, je me retrouvais à hauteur d’un groupe de 3 coureurs. On était entre la 11ème et la 14ème place. Ils me paraissaient plus frais, je m’accrochais à eux malgré tout.

Puis, la dernière partie de course m’a été plus favorable. Plus l’arrivée approchait et plus j’accélérais la cadence à la tête de mon petit groupe les 2 derniers kilomètres pour me détacher assez aisément des 3 autres sur les 200 derniers mètres en sprint.

A l’arrivée, je finis donc 11ème avec un temps de 38’28 et meilleur junior (anecdotique comme on n’était que deux et j’étais le seul licencié). Le temps en lui-même est certes très décevant mais je le relativise car d’une part, le parcours n’était pas du tout propice à la performance. Cette course me fait un peu penser aux foulées vertaviennes ou à la Corrida de la Beaujoire : des courses assez casse pattes sur lesquelles j’avais à peu près adopté cette allure de course. D’autre part, j’ai senti en moi l’impression de ne pas avoir tout donné. J’ai le sentiment d’avoir davantage craqué moralement une fois que je me suis fais distancer par les meilleurs, que physiquement tant à l’arrivée je me sentais étonnamment en forme ; tout à l’opposé de mon état à la fin du semi marathon de Paris où il m’a fallu trois jours avant de marcher sans ressentir le contre-coup de la course.

Dans une semaine, on attaque les choses sérieuses avec très probablement la course la plus relevée de ma jeune carrière d’athlète à laquelle je vais prendre part. Il faudra que je donne tout pour enfin passer sous ces 37′ sur 10 kilomètres et avoir ainsi la capacité de me présenter au départ du championnat de France de 10 km à Vitry sur Seine le 18 avril.

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