Saison 2009-2010 : Foulées de la Gournerie

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Foulées de la Gournerie 2009

 

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Le temps était idéal : ni froid chaud ni trop froid, pas de vent, aucun nuage à l’horizon.
Plus de 500 coureurs étaient sur la ligne de départ. Je suis arrivé une demi heure avant l’élancement de la course pour faire la queue 10 minutes dans la file pour valider mon inscription. De ce fait, je n’ai consacré qu’un quart d’heure grand maximum pour trottiner un peu et faire quelques accélérations. C’est pas l’idéal pour ce genre de course matinale en plein automne un dimanche.

Une anecdote : alors que enchaînais les petites accélérations à proximité de la ligne départ, à un moment, un des organisateurs de la course parle avec d’autres. Ils rigolent ensemble et puis alors que je ne m’y attends pas du tout, me pointe du doigt en plaisantant. Il me dit « toi tu ne pourras pas te perdre cette fois-ci », et j’ai mis quelques secondes avant de réaliser qu’il faisait référence à la course de la Chapelle sur Erdre. Comme quoi, mes réclamations n’étaient pas passées inaperçues à ce moment là.

Je me suis placé comme à mon habitude vers les premières lignes de coureurs au départ. A ma grande surprise, le rythme était loin d’être très soutenu malgré les très bons coureurs présents. Je me suis même invité pour les 2 premiers kilomètres à faire partie du groupe de favoris.

Autre anecdote : à mon premier passage sur la ligne d’arrivée, donc à la fin de la petite boucle, je suis passé avec le groupe des meilleurs. Et le speaker de la course a annoncé un « Et voici le groupe des favoris, on retrouve […] » (à ce moment là, il énonçait les noms des 5 autres puis après qu’il ait cherché dans ses fiches…) « Et Charles-Henry du Boislouveau du CAC » !!! Alors là, j’étais tout fier de moi même si je me sentais un peu l’intrus.

La course était dans un très beau cadre géographique au sein du parc de la Gournerie. Elle comprenait une petite boucle suivie de deux grandes boucles avec des passages autour du château et du lac sur parc. Elle était cependant très exigeante. Elle comprenait des dénivelés très importants sur certaines portions. Lorsque j’ai vu ça en m’échauffant, je me suis tout de suite dit que mon objectif caché de courir à 16 km/h de moyenne n’allait pas s’atteindre. Sur le profil topographique, ils indiquent la présence de 2 montées comprises entre 7 et 10% et d’une comprise entre 5 et 7% pour dire. Et on avait, en additionnant la distance de chaque montée, l’équivalent d’un kilomètre d’ascension dans cette course.

Alors que la course avançait, je sentais que l’enchaînement des bosses me faisait beaucoup de mal … comme d’habitude. Contrairement aux meilleurs qui les passaient à 16-17 km/h de moyenne sans changer de rythme, je ne devais même pas être à 15 à l’heure à ces moments là. Je me faisais donc lâché petit à petit par le rythme infernal des leaders puis un autre groupe m’a dépassé et un coureur aussi. Je me suis donc retrouvé assez rapidement vers la 12ème place. Pendant 2-3 kilomètres, j’étais en sur régime total. J’ai donc un peu levé le pied pour attendre le groupe suivant. Et là, grosse surprise ! Dans le groupe qui me rattrapait et avec qui j’ai couru un bon bout de temps, se trouvait Michel Hervé ! Celui qui était avec moi notamment il y a 3 semaines quand on s’était perdus à la Chapelle sur Erdre. On a un peu plaisanté quelques mètres avant de se re-concentrer sur la course.

Je me suis fait distancer par lui et l’autre coureur, puis par 4 coureurs qui nous suivaient d’assez près vers la moitié de la traversée de la deuxième grande boucle. Je passe la borne des 10 kilomètres en environ 38’40 si mes souvenirs sont bons. C’est le moment que je choisi pour tout lâcher et entamé un sprint long sur plus d’un kilomètre. Je rattrape petit à petit les coureurs devant que je vois progressivement en point de mire. Dans la dernière ligne droite, je double un coureur qui n’en pouvait plus, et je finis 17ème au classement général à une petite seconde du 16ème et une petite dizaine de seconde du 15ème. Mon temps final est de 44’25. Le premier, quant à lui, a gagné en un peu plus de 38 minutes avec 18 km/h de moyenne horaire. Il m’a donc distancé de plus d’1,5 km après le moment où j’ai lâché prise sur lui. Ce qui est énorme.

A l’arrivée, je finis meilleur junior.

Mon temps réalisé me donne beaucoup d’espoir. Il y a eu aussi les mots encourageant de Michel Hervé à l’arrivée qui m’a dit qu’il m’avait trouvé en nette meilleure forme qu’à la Chapelle et que mon défaut majeur était, comme celui de beaucoup d’ailleurs, de courir par à coups. Ce qu’on m’avait déjà fait remarquer à l’occasion des tests VMA la semaine dernière. Comme quoi, on peut toujours progresser.

Quant à mes camarades Carquefolien de course, Valentin, Aurélien et Arnaud ont globalement été un peu déçu de leur course. Ou plutôt très surpris par le parcours qu’ils ne pensaient pas si compliqué à gérer.
Heureux ensuite pour certain à l’idée d’espérer monter sur le podium espoir… déçu pour d’autres qui n’ont pas pu espérer cela… puis au final déçu quand on a appris que seul le meilleur de chaque catégorie montait sur le podium.
Et, en ce qui concerne le club, le bilan est quand même assez mitigé. On devait être une dizaine du club engagé mais on a quand même fait meilleur V3 et meilleur junior.

Et au passage, pour être complet, ladite course « mort subite » qui suivait le 12 km (ou plutôt 11.6 km) a vu le Chapelain Michaël Rincé s’imposer brillamment.
… course qui a fait patienter certaines personnes au pied du podium pendant près 1h30 après l’arrivée…

C’était une bonne course de préparation pour mes échéances à venir et notamment pour les cross.

Photo du château de la Gournerie autour duquel se déroulait la course.

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