Saison 2009-2010 : Course Nature Erdre et Gesvres

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Une course rocambolesque…

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C’était cette matinée du dimanche 6 septembre que j’avais prévu de faire ma rentrée athlétique. J’avais des objectifs assez élevés (au moins un top 10 au départ). Niveau temps, je m’étais dit que 44 minutes serait déjà très bien pour moi en sachant que je n’avais encore jamais fait de course nature auparavant.
Le temps était idéal, bien frais mais très ensoleillé. Le départ du 20 km était 1/4 d’heure avant ma course. Malgré cela, j’étais agréablement surpris par le monde qui était resté à s’échauffer pour notre course secondaire : plus de 250 partant selon le speaker.

Je me suis placé sur la première ligne pour le départ. Les 5 premiers kilomètres m’ont étonné à la fois par leur vallonnement mais aussi par le fait que j’arrivais à suivre les tous meilleurs. On était un groupe de 14 coureurs à s’être nettement détaché de la course. Plus la course avançait et plus, notre groupe de 14 allait se scinder en deux. Pour éviter de me retrouver dans le rouge aux bosses que j’ai toujours du mal à encaisser, je me suis laisser décroché tout en restant à 50m directement au contact des meilleurs. Derrière moi : le no man’s land. Pas un seul coureur n’apparaissait à moins d’une minute de moi. J’ai pu voir ça lorsque qu’on a croisé les attardés en sens inverse en faisant la boucle. J’avais de plus en plus confiance en moi, 2 coureurs devant moi étaient lâchés par le groupe des meilleurs puis ont fait courses commune avec moi. Plus on se rapprochait de l’arrivée et plus ce groupe s’éloignait de nous. Néanmoins, ils restaient à 200m grand maximum de nous. Puis, les virages s’enchainaient. On ne les apercevaient plus. Derrière nous, toujours pas la moindre trace d’un coureur. Et vers le 7ème kilomètre arriva l’incroyable… Alors que la course prenait un virage à 90° signalé seulement par une flèche sur la chaussée sans aucune signalisation verticale ni aucun commissaire pour nous l’indiquer, on ne l’a pas vue… On s’est alors égaré à environ au moins 1,5 km du parcours avant de se rendre compte, à la vue des voitures arrivant directement en face de nous qu’on avait fait erreur… On a du faire le chemin inverse pour revenir sur nos pas et là, on a commencé à doubler, doubler, et encore doubler des coureurs qui étaient très loin derrière nous avant notre erreur. Ça n’en finissait plus. On était hors de nous, mais on ne voulait pas abandonner, on se défonçait à notre façon en finissant ces 4 kilomètres comme s’il s’agissait d’un 400 mètres. En retournant sur le parcours, on a du se retrouver vers la 150ème position.

A l’arrivée, je finis 91ème, et mes compagnons de cette course rebondissante ont finit 86ème et 88ème. Nous nous sommes, à l’arrivée, empressés de porter réclamation auprès des commissaires car sans cela, mes compagnons auraient finis 1er et 2ème V2, et moi 1er junior. Rien n’y fait. Après les fausses promesses d’une commissaire qui m’a dit qu’on m’accorderait la première place junior, et l’attente du verdict en nous faisant patienter pour rien dans les parages, au final, rien du tout … Les organisateurs ont même regroupé les catégories junior et cadet (alors que malgré ma course, je finissais à la régulière 2ème junior). Avec ce regroupement de catégorie, je n’eu même pas la chance de monter sur le podium. Au classement, je me trouve accrédité d’une moyenne horaire de 12.4 km/h si on se réfère à une course de 11.5 km … mais en calculant sur 15 km, ça donne 16.36 km/h, ce qui est tout simplement énorme ! Comme quoi, on avait encore beaucoup de réserve et un top 10 aurait été loin d’être impossible malgré le beau monde qu’il y avait devant (le temps du vainqueur de l’année dernière ne lui aurait même pas permis cette année de rentrer dans les 11 premiers). Sinon, comme on peut le remarquer, on constate sur le classement final, un étrange trou de 2 minutes entre le 11ème et le 12ème…

La Chapelle sur Erdre ne me sourit décidément donc pas. Après mon cross catastrophique d’il y a un an, pour ma deuxième course ici, ce fut un carnage total qui n’était en plus cette fois ci pas du à ma condition physique.

Finalement, en conclusion, il y a malgré tout des points positifs à en tirer. Tout d’abord, cette course, je l’avais prévue avant tout pour savoir ce que je valais actuellement et je me suis rendu compte que malgré mon absence d’entraînements réguliers pendant les vacances, j’ai rien perdu. Et je pense que mes séances de renforcement musculaire m’ont même fait un peu gagner. Ensuite, ce 15 km a pu m’entraîner pour mon grand objectif de cette première partie de saison : les foulées nantaises (ou foulées du tram selon leur appellation) de 14 km cette année. Enfin, maintenant, j’apprendrai à être un peu plus attentif au sol lors des courses natures.
Erreur fatale à ne plus refaire.

Je n’avais pas prévu les foulées de la Gournerie fin septembre sur mon calendrier mais c’est dorénavant chose faite après la course de ce matin. Il me faut un temps de référence officiel quand même et cette course me semble être un bon choix au vu du beau monde qui avait pris le départ l’année dernière et de son parcours bien vallonné en vu des prochains cross à venir.

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