Original de l’article proposé au site du CAC

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En Vendée, Marion fait du zèle ; à côté, sans pression avec Mikaël

Dimanche dernier, soit une semaine seulement après l’épisode charentais, trois représentants du demi-fond carquefolien avaient déjà revêtu le maillot au diamant. Alors que Marion Pelé était engagée en Vendée sur le 13 km du « X-Trail des Pays de Monts », au même instant, avec Mikaël Guiton, nous nous sommes présentés au départ du corsé 10 km d’Orvault Praudière.

A Saint Jean de Monts, Marion en démonstration

2979500011_2_3_Kil59mCzMarion sur la plus haute marche du podium

Elle a pleinement pris goût aux trails à l’occasion d’une participation à l’édition 2010 du trail de la Tranche sur Mer. Cependant, du fait d’une blessure contractée en première partie de saison, elle n’a pu renouveler l’expérience et a été contrainte d’en renoncer à plusieurs, programmés en ce début de saison.

Par ailleurs, après avoir brillamment décroché son billet pour Paray le Monial la semaine dernière, elle était également en préparation pour les championnats de France de cross-country.

Sur son épreuve du jour, en plus des traditionnels chemins escarpés en sous-bois qui se dénombraient à foison, résidait une spécificité locale : le sable omniprésent sur quasiment la totalité du tracé.

Dès les premiers mètres de course, elle s’est placée en tête des féminines. L’étudiante en STAPS a ensuite parfaitement négocié ce parcours très sélectif en s’adaptant aux contraintes : « C’est la première course où je me suis retrouvée à marcher sur 2-3 portions de côtes bien pentues. On faisait tous pareil et c’était finalement plus rentable ». L’écart avec ses adversaires directes a continué de se creuser. Le chemin pour rallier l’arrivée s’est donc résumé à un long récital la conduisant vers la victoire finale.

Au terme de cette course à sens unique chez les féminines, elle relègue sa dauphine à près de 4′ et finit 61ème sur 375 arrivants au scratch. Au-delà de ce résultat, à une semaine de la finale nationale de cross-country, le plus important réside dans ses sensations de course. Celles-ci ont été très bonnes de bout en bout, malgré la distance (13 km) et les difficultés relatives aux trails.

Dans une semaine, ce sera avant tout « une course bonus » comme elle l’évoque. La « CACienne » ne se fixe donc aucun objectif, juste celui de profiter au mieux de l’instant à venir. Cela lui a plutôt bien réussi dimanche alors pourquoi pas espérer une performance toute aussi positive pour clôturer en beauté cette saison de cross, mais cette fois-ci au milieu de l’élite nationale.

A Praudière, deux « CACiens » aux destins contraires

 

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Mikaël et moi quelques minutes après avoir franchi la ligne d’arrivée

Le dernier 10 km sur route de Mikaël remontait à avril dernier. A l’occasion des foulées de Saint Sébastien, il était alors parvenu à conclure la distance en 38’03.

Désireux de goûter à nouveau aux joies des courses populaires sur route, il était aussi présent dans optique d’estimer sa progression par rapport à l’année dernière à la même période, où il avait déjà participé à cette épreuve. Sa prestation livrée dimanche est néanmoins une déception. Parti sans doute trop rapidement pour son état de forme actuel, il a ensuite sérieusement accusé le coup. « J’ai attendu le second souffle qui arrive habituellement au bout de 4-5 km. Il n’est pas venu. », selon ses termes. Les kilomètres ont donc dû lui paraître bien longs. Malgré tout, il est quand même parvenu à accélérer dans les derniers kilomètres afin « de ne pas faire pire » que son précédent chrono établi sur ce même circuit (43’32). Cela a été atteint : 42’52 lui sont attribuées au final. Au classement, il se situe à hauteur de la 113ème place sur 346 arrivants.

Pour tirer le bref bilan de sa course, il évoque : « J’ai l’impression que j’ai moins forcé, j’ai fini mieux. Mais mentalement, c’était beaucoup mieux l’année dernière. Avec le même mental, j’aurais gagné au moins une minute je pense. » Il ne peut au demeurant se satisfaire de ce résultat en demi-teinte. Au vu de son niveau affiché au printemps 2010, il détient incontestablement une grosse marge de progression.

Cependant, elle risque d’être très dure à combler car il traverse actuellement une période délicate corrélée sans doute à une baisse de motivation, et couplée en parallèle au début de sa carrière professionnelle. Il a ainsi été récemment contraint à mettre entre parenthèses les entraînements d’athlétisme avec le club.

Sa prochaine échéance sera dans deux semaines pour le 10 km de Varades qu’il fera très certainement en compagnie de Sébastien.

Pour ma part, cette course était mon premier rendez-vous sur route depuis ma contre-performance du semi marathon de Rouen début octobre dernier.

Avec une maigre dernière semaine d’entraînement essentiellement basée sur la récupération, c’est, comme Mikaël, sans aucune préparation spécifique que je me suis présenté à cette course. Je misais donc essentiellement sur mes acquis des derniers cross afin de bien figurer sur ce 10 km.

Après un véritable départ de cross court (3’15 au premier km), je me suis placé d’emblée dans les premiers rangs. J’ai ensuite volontairement abaissé ma cadence car il était hors de question de me « mettre dans le rouge ». Plusieurs coureurs en ont tiré profit pour me fausser compagnie et rapidement m’éjecter du top 10. Après 18′ d’effort, j’ai franchi la balise du 5ème kilomètre. Puis, j’ai été victime d’une petite baisse de régime qui m’a contraint à réduire un peu plus mon allure. Fort heureusement, elle s’est estompée à partir de la demi-heure de course, soit à mon passage au kilomètre 8. J’ai alors commencé progressivement à rallonger ma foulée pour finir cette course en 37’05.

Au classement final, je suis 14ème et 3ème espoir. Malgré l’effort différent, ce résultat se place donc dans la lignée de mes deux derniers cross avec en prime un record sur la distance amélioré de quelques secondes. Ceci est d’autant plus prometteur pour la suite qu’établir une marque de référence sur le tracé du jour s’avérait, à la base, très délicat. Le circuit en trois boucles comportait en effet très peu de portions roulantes avec plusieurs côtes très cassantes, trois rudes passages en sous-bois et un grand nombre de relances.

Maintenant, place à cinq semaines sans compétition avant les incontournables Carquefoulées du 27 mars prochain.

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