Saison 2011-2012 : Marseille-Cassis

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Marseille-Cassis : première référence de la saison

Le Marseille-Cassis est réputé mondialement pour son parcours en ligne atypique s’élançant du stade Vélodrome, son paysage magnifique, sa Gineste alpestre, et sa superbe arrivée dans le port de Cassis. Cela lui a valu le label argent décerné par l’IAAF, et ainsi une place parmi les 50 plus belles courses sur route au monde. Seules 20 courses de 20 km à travers le monde y figurent. C’est donc une course très attractive, tant pour les coureurs lambdas que pour ceux du top niveau mondial comme en témoignent les temps des premiers.

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Photo prise vendredi Avenue du Prado

 

Objectif : 1h25

Je partais un peu dans l’inconnu en terme de référence chronométrique pour cette épreuve. Si cette course s’appelle « semi marathon de Marseille-Cassis » malgré qu’elle ne fasse que 20.3 km (800 m de moins qu’un semi), c’est parce qu’en raison du relief, le temps qu’on fait à l’arrivée est à peu près le même que celui sur un semi plat. Pourtant, sur place, tous m’assuraient que le temps sur Marseille-Cassis est même supérieur à un temps sur semi. 1h25 était donc un bel objectif sachant que mon record est de 1h24’48 sur semi (temps réel à Paris 2010).
Sur moi, j’avais pris mes temps théoriques pour cette allure, calculés à partir de l’outil Chronopost proposé par le site de Marseille-Cassis, en retenant comme caractéristiques : grimpeur moyen, descendeur moyen. Il fallait notamment que je franchisse la Gineste en un peu plus de 43′.

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Les abords du stade Vélodrome avant le départ.

 

L’avant-course

 

Avec Tom et Valentin, nous avons dû nous rendre pour 8h20 aux « camions vestiaires » afin d’y déposer nos « sacs vestiaire » repris à Cassis après la course. Il nous restait plus d’une heure avant de prendre le départ. La foule de coureurs était déjà bien présente comme nous avons pu nous en rendre compte dans le métro marseillais. Nous nous sommes ensuite dirigés vers la zone de départ située de l’autre côté du stade Vélodrome. A un virage du stade, et avant même la zone d’échauffement, les coureurs à sas étaient séparés de ceux sans. Alors que les premiers gagnaient une zone d’échauffement réservée, les seconds essayaient surtout de déjà bien se positionner parmi les 14 000 coureurs sans sas. Je partais donc de mon côté dans la zone d’échauffement pour les coureurs à sas. Pourtant, il n’était alors que 8h40, soit 50′ avant le départ.

 

L’attente dans le sas « moins d’1h30, et les premiers kilomètres de course

 

 

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Le Boulevard Michelet de Marseille

 

Après avoir couru une vingtaine de minutes dans la zone échauffement réservée aux coureurs des trois sas (élite, -d’1h20, -d’1h30), je me suis dirigé vers l’entrée de ma zone de départ une demi-heure avant le départ. Premier constat : beaucoup de monde disposait d’un sas. 1000 coureurs exactement : 400 dans le sas élite, 400 dans le sas -d’1h20, 200 dans le -d’1h30. Or, on peut constater chaque année que globalement seuls 300-350 coureurs arrivent sous 1h25 d’effort. Cette attribution de sas est le seul point noir de l’organisation fort heureusement. Ajouté à cela que beaucoup de coureurs aux dossards à 4 voire 5 chiffres se glissaient malgré tout dedans, cela ne m’avantageait pas du tout. Aux premiers rang des théoriques -d’1h30, je ne me suis ainsi élancé que vers la 1000ème place, et j’ai mis 29 secondes à franchir la ligne de départ (contre 7 au semi de Paris).Le climat était parfait : 15°C au départ, beau ciel bleu, pas de Mistral. Bien loin des dantesques conditions de l’édition 2010.

Le très large Boulevard Michelet m’a permis de rapidement me replacer sans m’enflammer et en gardant une allure semi. Ces premières foulées étaient en léger faux-plat montant. Les kilomètres étaient inscrits en dégressif sur le bord droit de la route. Globalement, jusqu’à Vaufrèges (pied de la Gineste), j’étais toujours avec une avance de 10 à 20 secondes sur mes prévisions pour 1h25.

 

La montée de la Gineste

 

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Dans la montée de la Gineste (source photo Maindru)

 

On laissait la cité phocéenne définitivement derrière nous et la Gineste se profilait. Les rampes se durcissaient de plus en plus. Après un virage très resserré à droite à Vaufrèges, c’était le début du col. 5 kilomètres à 5 % de moyenne en sachant que les passages les plus durs sont les deux derniers kilomètres. Il fallait donc ne surtout pas se mettre dans le rouge pour garder des réserves pour la fin de la montée. Une fois dans la Gineste, je perdais de plus en plus de temps sur mes prévisions. Je restais malgré tout avec les mêmes coureurs. J’étais alors en 13 km/h, pas plus.Les paysages proposés étaient magnifiques. En contrebas, on voyait le flot de coureurs dans les virages. Au loin, la Méditerrannée nous indiquait la marche à suivre pour gagner Cassis.

Au sommet, après un dernier kilomètre parcouru en près de 5′, mon avantage de 20 secondes (sur l’allure 1h25) à Vaufrèges s’est transformé en déficit d’1’21. Après 9.8 km d’effort, je franchis la Gineste 430ème après 44’21 (temps réel), 44’50 (temps officiel). Valentin, auteur d’une belle montée, pointait alors seulement à 3’29 de moi (4’10 par rapport au temps officiel).

 

La longue descente vers Cassis

 

MC5Dans la descente de la Gineste (source photo Maindru)

 

Jusqu’à l’entrée de Cassis, la longue descente était très irrégulière. Il y a 7.5 km du sommet du col au panneau d’entrée de ville, mais 4.5 km de réelle descente : 2 km du col à Carpiagne et 2.5 km après le plateau de Carpiagne. J’ai attaqué fort la descente voyant que j’avais pris du retard sur mes prévisions dans la montée. Une fois à Carpiagne, je ne faiblissais pas. J’essayais de toujours être sous les 3’50/km. Avant Cassis, je me souviens avoir bouclé 2 km en un peu plus de 7′. J’avais entièrement rattrapé mon retard, et commençais à prendre même beaucoup d’avance. Visiblement, cela n’était pas le cas de tout le monde car je doublais plusieurs coureurs qui avaient sans doute mal géré leur Gineste. A l’approche de Cassis, il y avait de plus en plus de monde au bord de la route. J’ai notamment distingué deux « Allez Carquefou ».

 

Trois derniers kilomètres dans Cassis marqués par la côte des pompiers et le final sur le port

 

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Le port de Cassis

 

La terrible côte des Pompiers se profilait. Plus courte que la Gineste car sur 200 m mais très pentue. Elle était délicate à négocier après 20 km d’effort. Avant la course, c’était le point que je redoutais le plus car, aux trois semi-marathon que j’ai fait auparavant (Orvault 2009, Paris 2010, Rouen 2010), j’ai toujours complètement craqué (jusqu’à marcher) vers les 18-19ème kilomètres. Je craignais qu’elle mette fin à mes espoirs de moins d’1h25 à l’arrivée. Finalement, il n’en a rien été. J’ai même continué à doubler. Et une fois cette ultime difficulté passée, c’était l’euphorie avec une dernière grosse descente sur un kilomètre aboutissant au port de Cassis dans une rue cette fois-ci très étroite. J’étais sûr de faire un bon chrono en passant l’ultime difficulté en un peu plus d’1h20, tout en ayant de la réserve pour bien finir.

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Mon passage sur la ligne d’arrivée (image France3 Provence Alpes)

 

Au terme d’un tour du port de Cassis de 200 m, je finis 303ème juste derrière une athlète Luxembourgeoise (9ème féminine) qui pourtant avait 150 m d’avance sur moi lorsque j’entamais la côte des Pompiers.

 

303ème en 1h23’39 (temps réel)

 

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Mon diplôme de course

 

Mon temps final officiel : 1h24’08, mais mon temps réel est de 1h23’39 avec mes 29 secondes pour m’élancer au départ (temps réel meilleur que celui de plusieurs coureurs qui me devancent au classement officiel).

Uniquement sur la 2ème partie de course (10.5 km), j’ai mis 39’18, soit 37’26 de moyenne sur 10 km. Cela est 2’42 meilleur que les prévisions, et m’a ainsi placé largement sous l’heure vingt-cinq de course. J’ai pu remonter près de 130 coureurs pour finir aux portes du top 300.

Par catégorie, je finis 14ème espoir sur 177 (11ème espoir Français). Aucun regret à avoir car 2′ me sépare du 10ème espoir Français. Même si elle n’a pas le même profil, je trouve que cette course se place un peu dans la lignée de mon trail de Corcoué sur Logne fin juin dernier. C’était alors la première fois que j’arrivais à finir fort sur une course de plus de 20 km.

De leurs côtés, Valentin et Tom finissent respectivement en 1h32’41 et 1h54’20 (temps réels).

En guise de récupération et de récompense post-effort, la plage de Cassis et son eau à 19°C un 30 octobre s’imposait naturellement.

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