Saison 2015 – course n°1 : Marathon de Barcelone

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Le marathon de Barcelone 2015 : le retour aux affaires

 

Plus gros marathon d’Espagne et 5ème à l’échelle européenne en termes de participants, le marathon de Barcelone fêtait cette année 2015 sa 37ème édition. Avec Valentin et Tom, nous nous sommes inscrits à cette course du 15 mars 2015 il y a déjà près d’un an (en octobre 2014).

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Deux ans d’entracte

Le 25 mai 2013 était la date de ma dernière course officielle. Il s’agissait alors du trail des Garciaux qui se tenait un mois et demi après le marathon de Paris 2013.

Suite à cette date, j’ai mis un peu de côté mes runnings contraint tout d’abord par le rythme exigeant de mon DSCG effectué en alternance en formation accélérée, puis par près de neuf mois passés sur le sol britannique, et ensuite par mon activité professionnelle à partir de janvier 2015.

Toutefois, fort heureusement cela n’a pas rimé avec un arrêt complet de la course à pied. Suite à de nombreux entraînements l’été 2014 effectués avec mon compère de footings nocturnes David, j’ai ainsi rapidement pu revenir à un bon niveau.

Par ailleurs, j’ai pu bénéficier des entraînements du groupe demi-fond du Cardiff Amateur Athletic Club coaché par l’excellent Stephen Knight. Une expérience très enrichissante qui m’a permis de côtoyer différentes nationalités lors des training sessions du lundi soir sur les bords du Roath Lake de Cardiff.
Malheureusement, j’ai été incapable de maintenir un rythme régulier d’entraînements sur du long terme. Cela a résulté sur de trop nombreuses phases de reprise couplées à des arrêts quasi complets de toutes activités sportives.Courant octobre 2014, je me suis inscrit au marathon de Barcelone 2015 malgré cette incapacité à m’entraîner sérieusement, et bien évidemment sans prendre d’assurance annulation comme à mon habitude pour les grandes courses. Ce détail, s’il peut paraître futile au premier regard, est un élément clé de ma participation au marathon le jour J.

En effet, malgré mon inscription, il m’a été impossible de m’entraîner régulièrement avec mon travail commencé début janvier, la fatigue et les journées de travail d’amplitude 11-12 heures ayant eu raison de moi. Ma participation au marathon de Barcelone a ainsi été plus de compromise pendant de nombreuses semaines.
C’est finalement une semaine avant la course que j’ai pris la décision de me rendre à Barcelone malgré une préparation quasi inexistante comme en témoigne les données ci-dessous.

 

Bilan de mes entraînements d’avant course depuis le 1er janvier 2014

 

– 1 seul footing au mois de janvier : 1h06′ en 11,5 km/h (effectué avec Valentin et Aurélien sur les bords de l’Erdre)
– 3 footings en février de 42′, 40′ et 30′
– 2 footings en mars d’1h et 40′
Aucune allure spécifique travaillée, pas de séance de capacité, pas de footing long. Peut-on vraiment parler de préparation dans ces conditions ?
Au total : 57 km en 10 semaines avec un temps de course supérieur à 1h, et en remontant plus loin 3 depuis début octobre 2014. Bien loin de mes 425 km lors ma préparation au marathon de Paris 2013.
Plus inquiétant : aucun temps de course supérieur à 1h15 les six mois précédant le marathon. Très léger comme préparation.

 

Reconduction de l’équipe de Marseille-Cassis 2011

 

Comme au Marseille-Cassis 2011, Tom et Valentin m’ont accompagné à cette course sur le sol catalan.
Si le premier cité était dans une situation encore plus compromise que moi s’étant vraiment décidé à courir la veille et comprenant encore moins de séances à son actif, le second – entraîné un minimum – visait son record et moins d’3h30.

Le périple pour le péril

 

Je n’y allais que pour le week-end car dès le lundi il fallait être présent au bureau. Mes camarades marathoniens ont pu rester plus longtemps, profiter davantage de Barcelone et du luxueux hôtel **** de José situé à quelques hectomètres de la zone de départ du marathon et de la rue Parallel (final du marathon).

Nous sommes arrivés sur les lieux dans la soirée du vendredi. Au programme : grosses mises en garde contre les pickpockets catalans, petites discussions mythiques en « franglaispagnol » avec des locaux afin de s’orienter dans la ville pour trouver la Rambla, gros BVLD et retour chez José.

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Tom à mes côtés à quelques mètres de la zone de départ et d’arrivée du marathon

Le lendemain fut le jour de la véritable immersion dans l’atmosphère marathon avec l’excursion au village marathon pour le retrait des dossards. Toujours impressionnant de mettre les pieds dans ces halls immenses aménagés pour les grands marathons. Beaucoup de runners Français présents. La pasta-party était plutôt bien organisée pour le monde qui était présent. Avec Valentin, nous étions alors clairement en mission bouteilles d’eau.

Barcelone 3Lors du retrait des dossards et de l’enregistrement de la puce

Suite à cette mise en bouche, nous nous devions d’aller faire un tour du côté du mythique Camp Nou. La pluie a ensuite malheureusement mis en péril nos prévisions de balade dans la ville. La soirée approchait à grands pas. Au menu du dîner afin de rendre la plus mythique possible cette préparation au marathon : un succulent Burger King nous attendait…

Barcelone 7Photo prise devant l’antre du FC Barcelone : le Camp Nou

Retour chez José pour les ultimes préparatifs : la préparation des gels et surtout les premières réflexions sur la stratégie de cuisson du bio cake à adopter !

Dès le lendemain matin, la première étape du marathon : la cuisson du bio cake. Celle-ci s’est effectuée après de multiples rebondissements. N’ayant pas de moule, je m’étais doté d’un verre Coca-Cola la veille au village marathon. J’ai retenu la leçon du marathon de Paris 2013 : ne pas mettre trop d’eau, sous peine de se retrouver avec un Nesquik ! Pour la cuisson, mon sauveur s’est appelé José. Ce dernier m’a généreusement permis d’utiliser son micro-ondes afin de réchauffer ma potion magique.

 

Objectif initial

Je m’étais fixé comme objectif d’accrocher Valentin le plus longtemps possible. Il visait 3h30. Cet objectif correspond à 12,2 km/h de moyenne. Cela ne me faisait pas peur malgré ma carence d’entraînements car je savais que cette allure correspond à celle à laquelle je cours lors de mes footings légers. Plus qu’à voir ce qu’il en était sur le terrain sur 42,195 km !

3h26’18 : 2ème marathon sous les 3h30′

Je ne vais pas trop m’attarder sur le descriptif de cette course tant elle est loin (déjà il y a 6 mois).

Dès le départ, je me suis placé avec Valentin dans le SAS 3h30. Hors de question de prendre le départ dans le sas affecté à mon dossard (le sas moins de 3h) avec mon manque de kilomètres dans les jambes. Pendant 35 kilomètres, nous avons fait course commune en tâchant de ne pas nous emballer. A défaut de connaître exactement mon allure spécifique, je me basais sur les données indiquées en temps réel par ma montre Garmin.

Une fois avoir franchi le semi-marathon, je savais que je finirais la course, ce qui était l’objectif principal de ma venue à Barcelone.

Jusqu’au 25ème kilomètre, nous avons accéléré progressivement (passant de 12 à 12,6 km/h de moyenne) avant de nous stabiliser à cette allure jusqu’au 30ème et de subir une légère baisse de régime jusqu’au 35ème.

J’ai ensuite pris le pari d’accélérer au 36ème kilomètre ne me sentant pas fatigué et voulant me tester. Malheureusement, cela s’est vite retourné contre moi. Mon allure baissait progressivement et, comme je le redoutais, à l’instar du marathon de Paris 2015, j’ai vécu d’ultimes 2,195 km horribles. Toutefois, je ne bats pas mon record de lenteur établi lors de mon premier marathon sur cette tranche : 12’52 contre 13’52 à Paris.

Valentin en a profité pour me rattraper et me distancer avant de finir juste sous les 3h24′. J’ai finalement rallié l’arrivée deux minutes plus tard avec un temps de 3h26’18. Tom, de son côté, finira en 4h26′.

Barcelone 4Moi chez José à l’issue du marathon en attendant le retour de Tom

 

Comparatif de mes temps de passage avec mon marathon de Paris 2013

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Et maintenant place au sérieux > le marathon de Tours !

 

Je n’ai pas eu la meilleure des idées au monde en me lançant dans l’aventure une semaine avant, cela m’ayant par la suite occasionné une tendinite au genou droit m’empêchant de courir jusqu’à la fin du mois d’avril. Mais, courir le marathon de Barcelone m’aura au moins relancé dans la course à pied. En mai, je me suis remis progressivement au sport et ma motivation renaissante s’est confirmée par la suite. Je développerai cela dans un futur article consacré à la préparation pour mon objectif numéro 1 de l’année 2015 : le marathon de Tours.

Barcelone 6Après le plus gros marathon d’Espagne, le plus gros marathon d’Indre-et-Loire !

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