Saison 2010-2011 : Duathlon des îles de la Loire

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Première compétition depuis près de deux mois : sur la même lancée

 

2991824341_2_3_FUNQ3xTu(source photo : Valentin)

 

Retour à la compétition sans pression

 

Avec Valentin, dimanche dernier, j’ai pris part au duathlon-animathlon de Saint Sébastien sur Loire. C’était l’occasion pour moi de mettre en exergue mes récents progrès en VTT, tout en restant toujours dans l’optique préparation aux 1500 m avec les courtes distances de course à pied proposées.
Elles étaient de 5.5 km pour la partie VTT, et 1.75 km pour la course à pied (sur les deux parties distinctes). L’épreuve s’effectuait intégralement en nature. Ainsi, sur la partie vélo, il fallait opter pour un vtt et non un vélo de route. Quant aux parties course à pied, leur parcours était semblable à ceux proposés sur cross avec de courtes bosses et un grand nombre de relances.
Deux catégories étaient dissociées dans la course principale : les adultes (juniors-espoirs-seniors-vétérans) et les cadets. Alors que pour les premiers cette épreuve était un « animathlon » sans enjeu sportif (pas de podium, ni de récompense), c’était le championnat départemental qui se jouait pour les seconds cités.

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Le départ sur lequel je figure sur la deuxième rangée des partants (source photo : Triveloce). A la première rangée, les juges arbitres ont placé les cadets pour lesquels il s’agissait d’une véritable compétition.

 

Le premier acte de course à pied achevé en patron : 5’40, soit 18.6 km/h de moyenne

 

Avec mon statut de demi-fondeur licencié FFA, cela n’était en rien une surprise.
Par contre, ce qui m’a particulièrement marqué est la très mauvaise gestion de l’effort de plusieurs triathlètes pourtant licenciés (notamment du dossard 352 sur la photo ci-dessous). Leur allure de départ était démesurément élevée par rapport à la distance à parcourir. Je ne figurais ainsi qu’à la 5ème position au bout de 200 mètres. Un groupe de deux coureurs s’était détaché, ayant sans doute confondu 1.75 km avec 175 m. Pour ma part, j’ai maintenu mon tempo initial pour revenir petit à petit sur la tête de course. A la fin de la première boucle, j’étais deuxième derrière un coureur licencié ffa de l’ASPTT Nantes qui devait compter une dizaine de secondes d’avance. Après être lui aussi parti très fort sur les premiers mètres, il était le seul à ne pas en avoir encore subi les conséquences. Cela lui est arrivé lors la boucle suivante : son avance s’est brusquement réduite à 500 mètres de la première transition. Puis, je l’ai dépassé à la corde au sommet d’une petite bosse s’achevant par un virage resserré, en bon crossman. En leader, je me suis donc présenté vers l’aire de transition pour ponctuer ce premier effort, et me tourner vers la partie VTT.

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Photo prise vers la fin de la première boucle de course à pied alors que déjà il y avait de sacrés écarts derrière (source photo : Triveloce).

 

La redescente sur terre avec la partie VTT : 10’55, soit 30.3 km/h de moyenne

 

J’ai mis environ 15 secondes à la transition avant d’entamer l’effort de la matinée le plus délicat à gérer pour moi : 5.5 km de vtt. Mon objectif était d’y limiter les dégâts le plus possible. Pour cela, je m’étais fixé l’objectif de 30 km/h de moyenne à assurer. Les meilleurs étaient bien au-delà de cette marque, et j’allais vite m’en apercevoir. Au bout de 300 mètres, je me suis ainsi retrouvé éjecté du podium provisoire. A mi parcours, c’est le top 5 qui s’envolait. A la fin de cette partie, je me trouvais à hauteur de la 7ème position. J’avais pris un sacré coup au moral. La victoire n’était déjà plus d’actualité pour moi, malgré que mon compteur affichait une bonne moyenne (30.3 km/h), avec une pointe maximum à 35.6 km/h.

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Fin de la première boucle du tracé VTT pour moi ; début du parcours VTT pour ceux à qui j’ai pris un tour grâce à la course à pied (source photo : Triveloce)

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Les derniers hectomètres du parcours vélo avant le final en course à pied (source photo : Triveloce)

 

1.75 km pour aller chercher un podium : 6’29, soit 16.2 km/h de moyenne

 

La difficulté allait être plus grande que prévue à cause d’une grosse maladresse de ma part. Ayant retiré par inadvertance la sangle jugulaire de mon casque avant de pénétrer dans l’air de transition, les juges arbitres m’ont bloqué l’accès afin de la remettre. Le temps de comprendre ce qui se passait (pas si simple dans le contexte de la compétition) et d’agir en conséquence, au moins 10 secondes se sont envolées à mon détriment. Au total, j’ai passé un peu moins de 25 secondes à cette transition.

Puis, allait se jouer le final sur la seconde partie course à pied. J’y étais bien moins rapide que sur la première avec notamment le poids dans les jambes des kilomètres de vélo. Cela n’était pas une surprise. Cependant, toujours le plus fort dans ce domaine, je refaisais mon retard sur mes adversaires. Ainsi, j’ai rapidement rattrapé puis déposé les deux coureurs me précédant après la partie VTT. Alors 5ème, j’avais un écart assez important à combler sur le 4ème qui se situait à une vingtaine de secondes de moi. Je grapillais petit à petit du terrain sur lui. Mais, malgré mon sprint final, pas assez pour le devancer sur la ligne d’arrivée. Il m’y devance d’une petite seconde.
Devant lui, les 2ème et 3ème n’avaient que peu d’avance. Le tournant de ce duathlon aura été pour moi le moment d’inattention à la deuxième transition. La 2ème place était vraiment à ma portée.

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(source photo : Valentin)

 

Une performance plutôt satisfaisante

 

Je me classe 5ème au scratch et 3ème senior par catégorie, en 23’24. Au classement, on peut remarquer que je suis quasiment aussi proche du deuxième que du sixième. Par ailleurs, l’année dernière, avec ce chrono, j’aurais été à seulement une dizaine de secondes du vainqueur.

Quant à Valentin, il se hisse à une satisfaisante 13ème position en 25’18. Auteur d’une grosse partie vtt, il a accusé le coup sur les deux parties course à pied. Ce duathlon nature, par ses distances courtes et son ambiance conviviale, était l’idéal pour lui pour reprendre la compétition.

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