Saison 2010-2011 : Deuxième tour des Interclubs (1500 m)

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Deuxième tour des Interclubs N2B à Nantes : un record au goût amer

 

Objectif : le grand saut vers les 4’20

 

A l’occasion de ce deuxième tour des Interclubs, j’avais en ligne de mire les 4’22 qualificatifs au championnat régional. En compagnie des meetings de l’ACC et du RCN à suivre les deux prochaines semaines, c’était la première course où je comptais donc sérieusement me rapprocher des 4’20. Sinon, bien évidemment, l’objectif « minimum » était de prolonger ma série de courses aux records, et donc de faire mieux qu’à Saumur il y a deux semaines (4’25).

3002724221_2_3_Nwzsnpam   A quelques secondes du départ (source photo Marion)

 

Un schéma de course totalement inédit qui en a surpris plus d’un, dont moi-même

 

Je suis parti comme je l’avais envisagé, dernier aux premiers 100 mètres : ma place favorite de début de course sur 1500.

3002724221_2_5_1KMUWGQ2En bon dernier au début de course (source photo Marion)

 

Ensuite, j’ai préféré ne pas trop attendre pour me replacer car le niveau de la série du jour était bien plus relevé qu’à Saumur. En effet, sur la ligne de départ, j’avais distingué une dizaine de coureurs logiquement devant moi à l’arrivée. Ainsi, malgré un effort similaire à celui que j’ai effectué vers les 150 mètres de course à Saumur, je n’étais qu’à hauteur du deuxième tiers du peloton qui s’étirait de plus en plus. Je pense que cela a beaucoup influencé ma stratégie. Je ne me sentais pas en confiance du tout. Dès que je voyais des écarts se faire, je les rebouchais d’emblée par sprints saccadés. Pour schématiser, ce 1500 s’est donc révélé être en quelque sorte un entraînement de fractionné au sein même de la course : une sorte de 50 m (accélération) – 50 m (à mon allure spécifique) – 50 m (récup) – 50 m (à mon allure spécifique) – 50 m (accélération), le tout sur 1500 m de rang.

3002724221_2_7_xBv1R88pSur une de mes nombreuses accélérations saccadées (source photo Marion)

 

Une décadence globale assez notable à travers mes temps intermédiaires

 

Je suis passé en 1’24 au premier 500 mètres, et 2’53 au kilomètre, soit donc 1’29 et 1’32 aux deuxième et troisième 500. On peut donc noter un début de course quand même très rapide, et sûrement un peu trop d’ailleurs. Je pense que plus la course avançait et plus ma façon de courir par à-coup s’avérait préjudiciable pour moi. Cependant, je ne faiblissais pas totalement et mon temps à l’arrivée en a témoigné.

3002724221_2_11_40rqlTMxA quelques hectomètres de la fin (source photo Marion)

 

Bilan et impressions post course

 

Je finis à la 11ème place en 4’25, soit donc un nouveau record établi pour 73 centièmes. Je garde toutefois un goût amer de ce temps final. A mon chrono à l’arrivée, j’avais un peu plus de 4’23. Le coach Florian avait également ça à sa montre. J’étais donc persuadé d’avoir fait un nouveau bond quelques instants après ma course. Les officiels en ont décidé autrement. Cela a au moins le mérite de me laisser encore de la marge de progression pour le prochain meeting de la Chapelle.

Enfin, le 1500 commence vraiment à me plaire. Mes impressions de Saumur de sont confirmées à Nantes ce week-end. Je trouve même que pour les coureurs qui aiment les changements de rythme et qui ont du foncier, c’est une distance où on peut « s’amuser » en courant un peu n’importe comment et bouleversant les us et coutumes en quelque sorte, ce que j’ai fait hier, et que j’ai adoré effectuer.
Le 1500 serait-il donc la cour de récréation des coureurs de fond ?

 

Petite parenthèse

 

Par ailleurs, en cette journée, quand j’évoquais mes objectifs sur 1500, j’ai eu le droit à trois réponses quasi similaires venant de trois personnes qui ne se connaissent pas (ou juste de nom) : « avec tous tes entraînements, les 4’20 tu les passes facile et tu peux même atteindre les 4’10. Cela m’a assez marqué comme réaction. J’ouvre donc une petite parenthèse dans ce compte-rendu pour répondre à cela que, si je m’entraîne beaucoup globalement (tous sports confondus), je sais également pourquoi je m’entraîne (en premier lieu car j’adore cela, en second lieu pour les triathlons et rien d’autre). Il n’y a qu’à regarder de plus près le contenu de mes séances pour s’en rendre compte. En moyenne, une de mes semaines types comporte de quatre à cinq séances de course à pied, mais « seulement » une séance de vitesse, une séance de spécifique et deux à trois footings. Je ne m’entraîne pas plus qu’un autre en me contentant des séances de fractionné du club. Puis, je tiens à la présence de tous ces footings lents qui me permettent d’entretenir mon foncier, d’optimiser ma récupération et donc d’enchainer les entraînements du mieux possible. Par ailleurs, je n’ai jamais été un coureur « rapide », et cela n’est pas prêt de se réaliser ; d’où mes chronos actuellement autour des 4’25, ce qui est déjà très bien. Puis, à aucun instant je n’ai dévié de ma ligne directrice d’objectif à long terme : l’ironman, les grands trails et les courses sur route de prestige … et non passer sous les 4’10 sur 1500 m.

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