Saison 2010-2011 : 10 km de Nantes – Région Pays de la Loire

2993598999_2_5_ELy57VPu

4ème record consécutif !

2993598999_2_13_eDgMWYtB

L’objectif sur route de cette deuxième partie de saison

 

Cette saison, je me suis programmé un seul et unique 10 km labellisé régional sur lequel je comptais améliorer mon record : le 10 km de Nantes – Région Pays de la Loire. Je n’avais donc pas le droit à l’erreur. Par ailleurs, cette course était support du championnat régional de la distance. Le niveau était donc plus relevé qu’en temps normal. La course était organisée par le MS Chantenay dans l’Est de la métropole nantaise.
Cela fait deux ans que je détenais 37’08 en record personnel sur la distance. Pour info, mon temps au dernier 10 km d’Orvault Praudière (37’05) ne pouvait être officialisé en raison du caractère départemental de cette course. De ce fait, 37’08 restait ma plus ancienne marque de référence.
Cependant, à quelques minutes du départ donné à 17h30, il y avait de quoi être inquiet dans la perspective d’améliorer ce chrono avec le climat très lourd. Une course à 17h30 un samedi en fin d’après-midi est loin d’en valoir une un dimanche matin, en terme de conditions météorologique. Cette course a constitué très probablement ma dernière sur route de la saison, et l’ultime à objectif d’ici à Marseille-Cassis, 6 mois avant cette classique internationale, mais aussi 6 mois après mon très décevant semi-marathon de Rouen.

Un départ inédit sur le thème de la prudence

 

Les maîtres mots étaient prudence, régularité et intelligence de course. Il était hors de question de reproduire « ma spéciale » sur 10 km, c’est-à-dire un premier kilomètre en 3’15 avant d’exploser sur la suite du parcours. Sur mon avant-bras gauche, j’avais pris soin de marquer mon temps de passage aux kilomètres à effectuer : l’allure était de 3’36/km correspondant à un temps à l’arrivée de 36′.

Jamais encore, je n’ai tant freiné mon allure au début. Je suis passé de ce fait en 3’31 au premier kilomètre. C’était même un peu trop lent pour un départ. Je me situais à hauteur de la 60-70ème position, débordé par beaucoup de coureurs qui allaient craquer quelques kilomètres plus loin.

2993598999_2_3_Qi7YqEFp

Le départ de la course avec un Said El Fadil déjà aux avants-postes

Les six premiers kilomètres en métronome

 

J’étais en train de livrer un véritable contre-la-montre, me fiant uniquement à mon chrono. Cela m’a plutôt bien réussi. Je me souviens notamment de 7’10 (au lieu de 7’12 à effectuer pour mon allure 3’36/km) au 2ème kilomètre, 18’02 (au lieu de 18′) à mi parcours, et 21’40 (au lieu de 21’36) au 6ème kilomètre. C’était un exercice très délicat à réaliser car je ne devais pas me baser sur l’allure des autres, mais sur cette allure spécifique qui a été à la base de mes entraînements depuis plusieurs semaines. Je remontais les coureurs me précédant pour me positionner à hauteur de la 40ème position au 6ème kilomètre.

2993598999_2_5_ELy57VPu

Mon passage au poste de ravitaillement du kilomètre 6

 

Le poids non négligeable des conditions climatiques à partir du 6ème kilomètre

 

Les conditions climatiques ont alors commencé à sérieusement impacter sur mon allure, et celle des autres également. Je voyais l’écart avec mes temps prévus aux 6ème, 7ème et 8ème kilomètres s’accroître de plus en plus. A ce dernier point de passage cité, j’avais plus de 40 secondes de handicap sur mes prévisions. Par contre, je n’ai pas rétrogradé au classement. J’étais toujours vers la 40ème position. Tous étaient victimes de ce climat très lourd qui a eu raison sur mes velléités à menacer le palier des 36′. Les derniers kilomètres ont été très durs. La course en solitaire était finie. J’étais dans un groupe de cinq unités que j’avais rejoint vers le 6ème kilomètre. J’espérais qu’il allait rallier l’arrivée en moins de 37′.

2993598999_2_7_flFrD6Nb

Alors que j’étais encore dans mon 8ème kilomètre, Said El Fadil se présentait sur la piste de la Durantière pour en finir avec sa course

Le final au mental

 

J’ai franchi le 9ème kilomètre avec un déficit de 45 secondes par rapport aux prévisions. J’avais encore un peu perdu. Par contre, mon record allait tomber car je savais que je ne perdrais rien sur le final, et l’arrivée sur la piste de la Durantière m’était particulièrement favorable. L’allure de mon groupe s’était élevée. J’avais même lâché quelques longueurs. Mais, j’étais le plus jeune, donc sûrement le plus rapide au sprint. Il ne fallait pas que je me laisse distancer. Au mental, j’ai donc raccroché à leur foulée à l’entrée du stade. Il nous restait encore 300 mètres sur la piste avant de clôturer cette course. Je me suis placé en dernière position du groupe les 100 premiers mètres, avant de rallonger la foulée, et les reprendre un à un sur les 200 m finaux.

2993598999_2_9_bzTPUQaR

Mes derniers 100 mètres où je prends le meilleur sur les membres de mon groupe de course

 

Mon record le plus ancien amélioré en 36’43 et la barre des 37′ enfin franchie

 

A l’arrivée, je suis 34ème en 36’43. Par catégorie, je me classe 5ème. Néanmoins, c’est sans regret car le 3ème avait quand même plus de 30 secondes d’avance sur moi. Les 37’08 sont enfin tombées. Deux ans que j’attendais ce moment. Puis, j’ai le sentiment d’avoir encore beaucoup de marge. Nul doute qu’avec un peu plus de risque pris sur le départ (sans faire dans la démesure) et 10°C de moins, les 36′ auraient sérieusement été menacés.
D’ailleurs, pour l’anecdote, ma balance n’affichait pas plus de 55 kg à mon arrivée, soit autant de kilos de perdus que pour le semi marathon de Rouen.

Enfin, mes remerciements à Valentin pour sa présence en tant que photographe (toutes les photos sont de lui) et supporter numéro un.

Prochaine course sur route à objectif : Marseille-Cassis dans 196 jours !

2993598999_2_11_y3GlNaSL

Le podium scratch de la course : 1. Said El Fadil ; 2. Erik Clavery ; 3. Christian Berthomé

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *